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Medias Hip Hop

Interview Black Stamp Music Juillet 2009

Vendredi, 07 Août 2009 12:17

N'hésitez pas à passer en HQ



N'hésitez pas à passer en HQ
 

Interview Black Stamp Music

Lundi, 16 Juin 2008 23:12

Black Stamp Music

Rencontre avec Michael Minacca et Sidney Regal, les 2 initiateurs du projet Music’All sur le label Black Stamp Music.

Fab : Pouvez-vous m’expliquer l’origine du projet ?
Black Stamp Music : A la base, on est dj, on était résident dans pas mal de boites avant l'année 2000 et à partir de 2000, on a décidé de partir sur new york, chaque année pendant au moins 1 mois. Ca nous permettait de rester dans la musique et aussi de réfléchir à la création de notre structure. Des amitiés se sont crées, avec des groupes, on a fait des festivals, des live, avec un musicien de la Nouvelle Orléans.
En 2006, vient la création du label. On s'inscrivait dans la création d'un label et d’un projet avec les meilleurs lyricistes français dans le but de proposer de la musique organique live.

Fab : De combien de personnes est constituée l’équipe Black Stamp Music ?

Black Stamp Music : Au quotidien, nous sommes 4 personnes, nous 2 ainsi que Sidney  Harlot pour la communication et Nicolas Derrien pour la coordination live. On a également un comptable, un avocat pour nous aider.

Fab : Parlez moi un peu du label ?

Black Stamp Music: Black Stamp Music est un label de musique, pas un label de rap, de soul ou de rnb, c’est un label de musique, qui entend faire de la musique avec des musiciens, des artistes et véhiculer des valeurs positives, des valeurs collectives.

Fab : Le projet est basé sur les musiciens, vous disposé d’un vrai live band. Comment s’est fait le recrutement ?

Black Stamp Music : Tout s'est fait assez progressivement en fait, les musiciens sont arrivés les premiers sur le projet. D’abord, Johan Dalgaard  (clavier, composition et réalisation), Stephane Goldman (guitariste, compositeur, réalisateur), Michel Alibo(bassiste et musicien de talent), Franck Mantegari, batteur  qui lui est arrivé début 2007 mais il n’a pas joué les maquettes, puis le reste du band est arrivé.

Fab : Quels étaient vos arguments pour convaincre tous ces musiciens de participer au projet Music’All ?

Black Stamp Music : On leur a tout simplement exposé notre idée, à savoir, notre souhait de  faire de la musique instrumentale qui  soit accessible à tous, pas uniquement dédiée aux connaisseurs et surtout une musique sans concession.

Fab : Pouvez vous me faire une présentation rapide de vos musiciens ?

Black Stamp Music : Alors l’équipe, nous avons donc :

Johan Dalgaard : compositeur arrivé il y a 10 ans en France, danois, très professionnel, aujourd'hui sur scène avec des gens comme Yael Naïm, Christophe Maé, et également présent sur des multipples projets blues. C’est quelqu’un qui travaille vite et qui est efficace.

Stéphane Le Navelant: c’est le clavier N°2 du band, il s’occupe des arrangements hip hop basique. Il a fait beaucoupe de scène, notamment avec des gens comme Doc Gynéco ou même Phil Collins. D’ailleurs, il s'occupe de la fondation Phil Collins.

Stephane Goldman: il est spécialiste en musique brésilienne, polyvalent, travail avec Alex Kidd. Il est compositeur sur l’album.

Michel Alibo: une référence qu’on ne présente plus, bassiste de renom, travaillant avec les plus grands, en majors. Quand on parle de Michel Alibo, on parle tout de suite du groupe Les Sixens.

Hacen Djeghbal: Il est bassiste, et joue un peu partout en France et à travailler sur Démago.

J-Schwartz Bart: C’est un contact de Mike Clinton. Il s’agit d’un des tous meilleurs arrangeurs en cuivre. Il a travaillé avec les grands de la musique, sur l’album Voodoo de D’Angelo, sur des albums d’Alicia Keys, avec Roy Hargroove ou encore avec Meshell Ndegeocello.

Eric Lignini : Il joue pour le conservatoire national de Bruxelles, a collaboré avec la chanteuse Kayna Samet et également avec Because Music.

Wilson Esther: percussionniste d'un des premiers groupes d'acid jazz.

Mike Clinton: Il travaille sur l'outro du projet. Tout s’est fait au feeling, on avait une même vision de la musique donc voilà.

Brian Lucas: La rencontre s’est faite grâce à Mike Clinton et Linda Lee Hopkins et c’est cette dernière qui nous l’a présenté. Il s’est occupé de tous ce qui concerne les chœurs et les arrangements vocaux.

Fab : Au final, quand est ce que sont arrivés les artistes ?

Black Stamp Music : L’équipe du point de vue des musiciens était close en 2007 puis  sont arrivés les artistes.  Busta Flex est le premier artiste qui a rejoint le projet. On avait envie de faire quelque chose de  spécial avec Busta Flex. On lui a écrit une lettre avec un cd contenant tout le travail déjà fourni afin de le convaincre de participer. Il a fait le premier morceau, Chante, en quelques heures. C’était à une époque où il n’était pas vraiment sur un projet précis, c'était un peu free agent (terme du sport américain désignant les joueurs libres de tout contrat).

Sur le projet, il y a des rappeurs, Oxmo Puccino, Kohndo, Casey … mais aussi des chanteurs comme Karl The Voice. Karl The Voice, on l’a connu en 2007. On a été mis en contact grâce à
Dj Dee Nasty. C’est un chanteur qui a fait des chœurs pour une pléthore d’artistes rap dans les années. Avec Karl, il y a un coté famille, partage. C’est quelqu’un qui sait poser des refrains posé et efficace et qui collet totalement avec le travailleurs des rappeurs. On lui a présenté le projet et il a trouvé l'idée originale  et voilà, de nouveaux morceaux sont nés. Sur ce projet, on verra le visage de Karl The Voice, car c’est quelque qui mérite aussi que l’on parle de lui et qu’on considère son talent.


Fab : Vous avez travaillez avec des américains, la crème de la crème …

Black Stamp Music : Suite à des échecs avec des ingénieurs sons français, on a décidé d'aller aux States pour trouver les meilleurs. Grâce à notre connexion avec J-Schwartz Bart, on a pu proposer des morceaux à Russel « The dragon » Elevado. Après avoir écouté les titres, il y a eu des négociations et voilà, on a eu Russel Elevado sur le projet Music’All, en mai 2008.

Concernant Talib Kweli, Russell lui a fait écouter des titres  (Russell a travaillé sur Ear Drum, le dernier album de Talib). Après lecture de notre, et écoute des sons, Talib Kweli a donné son accord. On voulait une musique qui puisse fonctionner partout, pour distribuer la musique aux USA, pour nous inconnu, il nous fallait une tête d’affiche, ce qui est fait maintenant avec Talib Kweli.

Fab : Début 2008, les artistes et les musiciens sont présents, que se passe t-il alors ?

Black Stamp Music : En 2008, tous les protagonistes sont là, et 15 morceaux sont faits. On a démarché les maisons de disques mais elles nous ont répondu que l’on était trip ambitieux. Fin février, on a réalisé le teaser, et on a décidé de faire une avant-première (le 2 mai 2008) avec la scène bastille pour la co-production.

On a beaucoup communiqué via Internet. D'ailleurs on remercie les sites spécialisés qui ont travaillé avec nous. Bizarrement, et on le regrette, on a eu aucun soutien des marques qui pouvait avoir un gros intérêt sur ce projet mais bon, c’est comme ça. On a choisi une importante mise en valeur du logo afin de susciter l'interrogation du public, des observateurs. Le concert du 2 mai était surtout une présentation presse et globalement cela s'est bien passé.
Pour le 2e plateau, on  envisage sérieusement de faire cela dans une grande salle, avec une communication plus importante. La première scène pas évidente car 14 acteurs sur scène, c'est du monde à gérer, c'est  un vrai métier. Pour ce spectacle, nous disposerons d’un tourneur, d’un promoteur, etc.

Ce qu'on pense pour un projet comme le nôtre, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de perdre de l'argent, il faut se lancer. Le top musicien se paie donc on travaille tous les deux à côté. Ce genre de projet peut entrainer des conflits  vis à vis des proches comme par exemple avec la copine ou les amis qui ne comprennent pas toujours pourquoi tu te sers la ceinture. Les parents nous soutenaient mais  ils n'ont compris le sens de Black Stamp Music et de Music'All que lors du 1er concert. On a  pas mal de projets comme développer la marque, notamment avec  Black Stamp Couture,  et aussi des produits dérivés, cd  et dvd qui sortiront par la suite.
On travaille beaucoup, en étant le plus honnête possible dans notre démarche artistique, on est avant tout des amoureux de la musique et on espère que notre initiative plaira à tous.


Black Stamp Music, Music All

 

   

Interview Beni Snassen pour SoulVibration

Samedi, 16 Février 2008 02:00

   

Interview Galactic

Samedi, 16 Février 2008 01:01

Galactic, from the corner to the blocPourquoi avez-vous choisi pour nom de groupe « Galactic » ? Que signifie t-il ?

A l’origine le nom était « Galactic Prophylactic». Nous l'avons raccourci après quelques années et suite à plusieurs changements dans le groupe. Nous avons grandi ! Il n’as pas vraiment de signification pour nous, mais est devenus  un nom qui nous correspondait bien car nous sommes une  sorte de FUTURE FUNK.

De quand date votre premier concert ensemble ?


Nous avons fait notre premier concert, tous ensemble en 1995.

Quelles sont vos 3 chansons préférées dans l'album ?

-What you need
-Second and dryade
-From the corner to the block

Votre meilleur concert ? Votre plus mauvais concert ?

Nos meilleurs concerts ce sont  probablement déroulés dans l'Aat Tipitina de la Nouvelle-Orléans.

Notre plus mauvais était dans le Raleigh, sur notre première tournée : 2 personnes étaient là et elles étaient de la famille. (Rires)

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées par rapport à l’album?

L'ouragan Katrina a détruit notre studio qui se situait à la Nouvelle-Orléans, ca a été très difficile de se trouver une nouvelle maison de disque. Il fallait attendre pour avoir les morceaux des chanteurs, mais globalement ca n’a pas été trop dur de faire l’album car les collaborations se faisaient naturellement.

Quel type de rapport établissez vous avec les labels de musique depuis que vous avez commencez dans l’industrie du disque ?

En général, nous nous entendons bien avec nos labels. A chaque fois, l’album était bien promotionné. Maintenant, nous sommes avec ANTI, et ils font un travail monstre en parlant aux bonnes personnes de notre album et en s’occupant de l’évolution et des résultats de notre groupe.

Avec qui aimeriez vous collaborer (chanteur, producteur ou musicien) ?

Q-tip, Mitchel Froom (producteur), Prince.

Y a-t-il un leader dans le groupe ?


Pas vraiment. Je m’occupe du business et Ben s’occupe de la production, mais tout le monde est au même niveau dans le groupe.

Pouvez-vous décrire les rôles de chaque membre du groupe (qui est plus en avant ? Qui est plus en retrait) ?

Robert Mercurio est le bassiste et gère les affaires du groupe.
Stanton Moore est batteur.
Jeff Raines est à la guitare.
Ben Ellman est au saxophone et à l’harmonica, il fait également la majeure partie de la production.
Rich Vogel est au clavier et est souvent là pour nous conseiller.

Que pensez-vous de l'industrie de la musique en 2008 et pendant l'année à venir ? (Nouvelle technologie, mp3, piratage, téléchargement...)

Je pense que le téléchargement est devenu de plus en plus populaire. Je ne sais vraiment pas ce qui va arriver au business de la musique, peut être un abonnement musicale est nécessaire sur internet pour relancer l’industrie du disque. Je pense également que cette évolution de la musique peut être un bon placement  pour les musiciens.

Un concert en France de prévu ?

Nous avons déjà joué aux « Transmusicales », à Rennes (en Décembre 2007) et nous sommes très excités à l’idée de revenir sur Paris courant Mars (3/7) et à Dijon (3/8).

   

Interview Pete Philly et Perquisite

Vendredi, 15 Février 2008 23:51

 Pete Philly et Perquisite, Mystery RepeatsSoulVibration : Bienvenu à Paris. Vous avez sortis 2 albums, Mindstate en 1995 et Mystery Repeats en 2007. Comment vous êtes vous rencontrer ?

 

Pete Philly et Perquisite :  On s'est rencontré grâce à un ami en commun. On faisait chacun notre truc de notre côté et puis on a commencé à travailler ensemble, l'alchimie s'est faite et on a réalisé l'album Mindstate assez naturellement. On a commencé à faire nos concerts et voilà, l'aventure commencait.

 

SoulVibration: Quel a été l'accueil du public et des gens en général à la sortie de Mindstate ?

 

Pete Philly et Perquisite : Hum, en fait, on a eu plutôt un bon accueil, on était plutôt surpris mais bon, les gens ont apprécié donc c'était assez sympa.

SoulVibration: Vous avez fait beaucoup de concerts, de tournées je crois aussi ...

 

Pete Philly et Perquisite : Oui, on est allé en Afrique du Sud, à Los Angeles, on est également venu 3 fois à Paris, on a fait l'Allemagne, les pays scandinaves, l'Italie, l'Espagne, l'Autriche, la Suisse, donc nous sommes habitués à la scène.

 

SoulVibration: Votre deuxième est sorti le même jour que ceux de Kanye West et 50 cent aux Pays Bas et vous avez vendu plus qu'eux  la première semaine, comment expliquez vous celà ?

 

Pete Philly et Perquisite : En fait, grâce à nos performances live, on s'est construit un public, qui connait donc et qui attendait beaucoup notre deuxième album. Aux Pays Bas et en Allemagne, on avait une bonne réputation au niveau de nos performances lives, un peu comme le Saian Supa Crew en France.

 

SoulVibration: Vous avez 16 chansons sur l'album, entre hip hop, jazz, pop, c'est donc très varié.

 

Pete Philly et Perquisite : oui, c'est notre style, nous avons diverses influences et le disque représente toutes ces influences.

 

SoulVibration : Quels sont vos relations avec les labels ?

 

Pete Philly et Perquisite: On a enregistré et produit notre disque nous même mais on s'est associé à un gros label aux Pays Bas pour distribuer notre musique partout dans le monde. De cette manière, on garde notre indépendance au niveau du disque et on a ensuite le support d'un label pour tout ce qui concerne la distribution aux Pays Bas et à l'étranger ( Europe, Canada, Australie, Nouvelle Zélande ... )

 

SoulVibration: Quel a été votre meilleur souvenir de concert ? Votre pire ?

 

Pete Philly et Perquisite: C'est difficile, on a fait beaucoup de bons concerts, au Bataclan, 2 fois, notre dernier concert à la fin du MindState Tour à Amsterdamn et Le Cap en Afrique du Sud. Au Bataclan, les gens ne nous connaissaient pas vraiment et ce qui était bien c'est qu'on a réussi à les faire rentrer dans notre musique et au final c'était génial.

 

SoulVibration: Peu de collaborations sur vos albums, pourquoi ?

 

Pete Philly et Perquisite: Oui, on essaie d'en faire le plus possible et on a des collaborations vraiment si c'est nécessaire mais on sait inclure d'autres artistes  à nos projets parfois.

 

SoulVibration : comment se construit votre musique ?

 

Perquisite: En fait, Pete écrit et moi je composes donc ca dépend, des fois c'est lui qui écrit en premier puis j'amène ma musique et parfois c'est l'inverse mais au final, on arrive à réaliser un bon mixe.

 

SoulVibration:  Avec 2 albums, le succès, les tournées, arrivez vous à avoir une vie privée ?

 

Pete Philly et Perquisite : C'est difficile mais bon c'est un métier qu'on a choisi, c'est pas facile, on voyage beaucoup mais bon, on vit notre passion et on accepte les petits sacrifices

 

SoulVibration, à Perquisite : Tu faisais des études d'architecture, tu as abandonné pour la musique, difficile ?

 

Perquisite : En fait, j'ai réalisé mon 1er album solo, puis j'ai commencé à étudier l'architecture. Au bout d'un moment j'ai du prendre une décision entre faire 2 choses à moitié et une seule chose bien et j'ai choisi la musique  et je ne regrettes pas du tout ma décision d'avoir laisser tomber l'architecture.

 

SoulVibration: Et toi, Pete, que faisais tu avant votre aventure ?

 

Pete Philly : J'ai tenté l'académie des arts à Amsterdam mais je faisais déjà partie d'un groupe, on avait beaucoup de concerts donc au bout d'un moment j'ai arrêté l'académie.

 

SoulVibration: Vous avez du succès mais que pensez vous de la crise du disque, du piratage, du téléchargement ?

 

Pete Philly : Avec toutes les évolutions technologiques, il y a une crise, elle est là, on doit l'accepter mais on doit également trouver des solutions. C'est dur car on gagne moins d'argent mais on a également beaucoup de difficulté pour savoir qui est notre véritable public. On a fait un concert en Suisse, on a pas énormément vendu là bas mais en concert, on avait des gens, beaucoup de monde qui connaissait et chantait nos lyrics donc on s'est dit, mais que se passe t-il ? comment est ce possible ? C'est difficile de mesurer qui achète quoi, qui écoute quoi maintenant.

 

SoulVibration: Que pensez vous de l'idée de Radiohead de vendre son album avec un prix variable, déterminé par le bon vouloir des acheteurs ?

 

Pete Philly et Perquisite : En fait, Radiohead a pu faire celà car ils sont déjà connus, ils ont déjà un public mais pour les nouveaux artistes, ce n'est pas vraiment applicable, ce n'est pas aussi simple. Au point où en est, beaucoup de gens ont des idées mais peu de personnes possèdent vraiment une solution. Les fournisseurs d'accès devraient payer quelque chose à tous les artistes, tout le monde devrait payer pour le contenu qu'il met à disposition des gens qui écoutent de la musique, ainsi les artistes seraient payer en fonction du nombre de téléchargements

 

SoulVibration: Un petit mot pour les français avant de finir l'interview ?

 

Pete Philly et Perquisite : Venez nous voir et vous achèterez l'album, on a tout un groupe sur scène, et on a toute une atmosphère hip hop jazz. Pour vraiment nous connaitre, il faut écouter tout l'album, du début à la fin.

 

SoulVibration: Merci, et bon séjour à Paris

 

Pete Philly et Perquisite : Merci

 

 

 

   

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